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Duel dans les nuages, Chaud le F4.
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Bruno n'est pas rester longtemps à bavasser devant le spectacle du Caudron. J'entends derrière moi le bruit caractéristique des servos. Il prépare et vérifie sont F4-U Corsair. Exact, le voilà qui entre dans le cercle. Je me place immédiatement près de lui. Pas décidé à m'en laisser conter en ce début d'hostilité, je vais essayer de le toucher d'entrée pour marquer mon premier point. Je suis légèrement trop avancer. Tant pis je tente le coup. Le F4-U en profite pour plonger et profiter du rideau ascendant juste devant la partie verticale de la pente. Je le vois s'éloigner en prenant de l'altitude. C'est manqué!
Pas de chance, j'ai été trop long pour réfléchir. Je suis en mauvaise posture. Bruno est juste derrière moi alors que je débute mon passage dans l'axe de la pente. C'est moi le gibier et je dois me dégager. Que faire dans cette situation ? Accélérer? Impossible, il a bien choisi son appareil. Le F4 est au moins aussi rapide que le Caudron. Je décide de faire comme aux échec en recherchant la partie nulle. Un virage à droite pour éloigner le C440. Je prends le plus d'altitude possible en pilotant droit devant moi. Bruno est juste derrière. Il doit renoncer et dégage sur la gauche lorsque nous atteignons la limite de visualisation des appareils.
Les deux appareils restent attachés l'un à l'autre par les cordes à piano qui commandent les ailerons. Ils entament immédiatement un piqué vertigineux. La vitesse acquise leur permet de se séparer et nous retrouvons des commandes actives juste assez top pour éviter le crash. Gros éclat de rire! Fabuleux ces foamies. Le vol de pente est très convivial. Vous piloter côte à côte, vous bavardez. Tiens voilà des mouettes!
Pour la seconde passe, je me présente sur le dos. Le Tiger est capable de prendre de l'altitude dans cette position. Il avance légèrement plus vite que le Mirage dans ces conditions de vent. Je vais toujours conserver quelques mètres d'avance pour éviter de me faire surprendre. Le Mirage doit renoncer, fait un tonneau puis dégage sur la gauche pour se replacer.
Après ces premiers échanges, je peux faire deux constatations. Pour que le combat soit possible à la pente, les appareils doivent avoir des caractéristiques de vol assez semblables. Les deux pilotes "adversaires" doivent coopérer en non pas s'opposer. Un minimum d'entente et de synchronisation est nécessaire. Ainsi commence un nouveau combat aérien beaucoup plus amusant. Nous laissons maintenant volontairement l'adversaire s'approcher, toucher notre aile, passer très près (faire de l'ombre). Nous tentons même la figure ultime: le miroir! Cela consiste à poser votre appareil sur celui de votre "coéquipier" en position de vol inversé. Dans ces conditions, où chacun participe au contact, les deux pilotes marquent un point.